Dans le bestiaire cosmique, où se côtoient trous noirs, pulsars et autres bizarreries indicibles, les sursauts radio rapides font figure de petits derniers. Découverts il y a une dizaine d’années, il s’agit de «flashes» d’ondes radio aussi brillants qu’éphémères: leur énergie, émise en quelques millisecondes à peine, est supérieure à celle que le Soleil dégage en un mois.

D’où viennent-ils, et qu’est-ce qui leur procure une telle énergie? Mystère. Leur caractère fugace les rend difficiles à observer, mais cela n’a pas calmé les ardeurs des scientifiques, au contraire: il y a chaque année toujours plus d’articles à leur sujet. Et cette semaine, trois nouvelles publications dans la revue Nature vont faire date. Des astrophysiciens affirment avoir pour la première fois identifié une source de sursauts radio rapides (FRB en anglais): un magnétar, un type d’étoile à neutrons. De quoi faire un tri dans les (nombreuses) théories.