Au Congo belge dans les années 1920

«Je n’en ai abattu qu’une vingtaine»…

«[…] J’ai résidé plusieurs années dans la région du Congo belge [les rhinocéros blancs] – que l’on croyait il y a une trentaine d’années encore presque entièrement disparus – sont assez nombreux pour pouvoir, sans recherche, être rencontrés au nombre de huit ou dix en une journée de chasse. Cela m’est arrivé personnellement à plusieurs reprises, bien que je n’en aie abattu qu’une vingtaine.

[…] Cette espèce de pachydermes, autrefois abondante dans l’Afrique du Sud, y fut complètement exterminée par les colons et qu’un nombre très faible d’exemplaires – numérotés, pourrait-on dire – sont seuls vivants à l’heure actuelle dans la «réserve» de l’Umfolosi au Zululand (une ou deux douzaines au plus). […]

Ce n’est qu’en 1900 que fut officiellement signalée l’existence de représentants de la même espèce dans la région nord-est du Congo belge et l’ancienne enclave de Lado.

Ce n’est pas la couleur de la peau qui distingue le rhinocéros «blanc» de son congénère «noir». Tous deux sont en réalité gris très foncé. Ce qui les différencie extérieurement peut se résumer comme suit: le rhinocéros blanc est en moyenne plus grand: il porte une sorte de gibbosité en avant des épaules; il a la tête plus allongée, le mufle carré et les lèvres droites, celle de dessous faite de manière analogue à la corne: les cornes sont en moyenne plus lourdes (les deux espèces en portent deux); la corne antérieure est de forme carrée à la base et aplatie sur le devant; la surface des pieds est aussi plus grande. La lèvre supérieure du rhinocéros noir se termine en pointe un peu allongée comme un bec de perroquet.

La plus longue des cornes du rhinocéros blanc atteint parfois un mètre et même davantage et pèse alors 8 à 9 kilos. […] »

« La plus longue des cornes du rhinocéros blanc atteint parfois un mètre »

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