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Ils ne s’intéressent qu’aux «gentils drones»

La famille Turrettini suit toutes les avancées et les utilisations positives liées aux quadricoptères

Ils ne s’intéressent qu’aux «gentils drones»

Max a reçu un drone de sa mère pour son anniversaire. Depuis, ce contrôleur aérien de 25 ans ne s’en sépare plus, s’exerçant au pilotage au moins une fois par semaine. Souvent dans le jardin de sa coquette maison familiale. Les voisins ne s’en formalisent pas trop. «Ils sont plutôt curieux, en fait. Comme quand on joue au ping-pong avec mes amis. Je sors souvent le drone. Vu d’en haut, tout prend une autre dimension», explique Max tout en gardant les yeux sur les commandes de l’appareil lors de sa démonstration.

«A gauche, encore un peu plus. Voilà, vous pouvez le faire venir vers moi maintenant…» Le photographe est exigeant. Mais la dextérité de Max met en confiance. Le jeune contrôleur aérien passera bientôt son brevet de pilote d’avion (un hobby). Il ne se lasse pourtant jamais de montrer ses images aériennes.

Il faut dire que sa mère, Emily, est une vraie passionnée de drones. Fille d’un écrivain américain, elle a été l’une des premières romandes à créer un blog. Depuis deux ans, elle alimente un site consacré aux quadricoptères, The Good Drone. «Je ne m’intéresse qu’aux gentils drones, pas à ceux qui bombardent ou surveillent les gens», explique-t-elle d’une voix fluette, avant de faire la liste en connaisseuse des dernières innovations technologiques.

Dans le milieu, plutôt masculin et sous la quarantaine, Emily fait figure d’exception. Le déclic pour elle? Une société iranienne qui développait un modèle permettant de sauver les baigneurs en difficulté en leur lançant des bouées.

Emily Turrettini n’a pourtant jamais piloté le moindre drone. «Je ne suis pas quelqu’un de très technophile. Ce qui m’intéresse, c’est les usages qu’on peut en faire», explique-t-elle sous les vrombissements du drone de son fils. «Les gens ont souvent peur pour leur vie privée. Mais, avec ce bruit, le drone est beaucoup moins discret qu’une caméra. Le risque, c’est surtout la chute d’un appareil.» A. B. C.

Un savoir faire qui émane de l’EPFL

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