On le sait depuis les balbutiements de la médecine moderne: l’oxygène est intimement lié au bon fonctionnement du corps humain, en permettant notamment la conversion des sucres et des graisses que nous ingérons en une énergie utile à l’ensemble des activités cellulaires.

Ce que l’on ignorait par contre jusqu’a récemment, c’est comment les cellules parviennent à s’adapter aux variations du niveau d’oxygène dans l’organisme. Ce sont des travaux permettant de mieux comprendre ces mécanismes moléculaires subtils, ainsi que leur impact sur les fonctions physiologiques, qui ont été récompensés ce lundi 7 octobre par le Prix Nobel 2019 de physiologie et de médecine, attribué conjointement aux chercheurs américains William Kaelin et Gregg Semenza, ainsi qu’au scientifique britannique Peter Ratcliffe.