Noctulescents, noctiluques, mésosphériques polaires… ces nuages nocturnes ne manquent pas de patronymes. Tout comme ils ne laissent pas d’émerveiller ceux qui ont la chance de les observer quand ils surgissent, comme cela s’est produit plusieurs fois en juin et juillet derniers sur les rives du Léman.

Un voile bleuâtre, fantomatique, très, très haut dans le ciel, animé de lentes vagues, visible au crépuscule et à l’aube. Et des images extraordinaires, qui montrent parfois un pas de deux mêlant vagues noctiluques et aurores boréales, ou nous projettent dans le vertigineux plongeon – virtuel – de la comète Neowise dans une mer noctulescente, surprise cet été sur les sommets par le photographe suisse Lionel Favre.