Santé

Nouveau revers dans le traitement de la maladie d’Alzheimer

Malgré l’optimisme de plusieurs études précédentes, l’idalopirdine, une molécule étudiée pour lutter contre la maladie d’Alzheimer, n’a pas montré l’efficacité escomptée lors d’essais cliniques

L’idalopirdine, une molécule jugée prometteuse contre la maladie d’Alzheimer, n’a pas montré l’efficacité escomptée lors d’essais cliniques, dont les résultats ont été publiés mardi 9 janvier. Elle n’a rien fait pour améliorer la cognition ou contenir le déclin cognitif.

De précédentes études avaient laissé penser que l’idalopirdine pouvait améliorer les capacités cognitives chez des personnes atteintes de la maladie d’Alzheimer déjà traitées avec des médicaments existants pour minimiser les symptômes sans arrêter le développement de cette dégénérescence neurologique incurable.

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Cette équipe internationale de chercheurs a mené ces trois essais cliniques dans 34 pays avec 2525 participants âgés d’au moins 50 ans souffrant d’une forme modérée d’alzheimer. De 62 à 65% des participants étaient des femmes. Les essais cliniques, qui ont duré vingt-quatre semaines chacun, ont été conduits entre octobre 2013 et janvier 2017.

Fin des recherches

Dans chacune de ces études, dont les résultats ont été publiés mardi dans le Journal of the American Medical Association (JAMA), les participants ont été choisis au hasard pour prendre une certaine dose d’idalopirdine ou un placebo avec un autre traitement existant contre alzheimer.

«Les résultats ont été décevants, car cette nouvelle molécule n’a rien fait pour améliorer la cognition des participants ou contenir leur déclin cognitif et ce, quelle que fut la dose. Ces résultats montrent que l’idalopirdine ne doit pas être utilisée pour le traitement de la maladie d’Alzheimer», écrivent les auteurs.

Ce revers est rendu public quelques jours après l’annonce de la décision du géant pharmaceutique américain Pfizer de mettre fin à ses recherches coûteuses et vaines pour utiliser les fonds sur d’autres maladies. Cette décision entraînera le licenciement de 300 personnes aux Etats-Unis, a précisé Pfizer dans un communiqué.

Selon l’Organisation mondiale de la santé, plus de 36 millions de personnes dans le monde sont atteintes de démence, dont une majorité de la maladie d’Alzheimer. Ce nombre devrait doubler d’ici à 2030 et tripler d’ici à 2050, à 115,4 millions, si aucun traitement efficace n’est découvert dans les prochaines années.

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