Avec son million et demi de morts, la pandémie de Covid-19 a posé avec une gravité nouvelle la question de la prévention des zoonoses, ces maladies pouvant passer de l’animal à l’homme. Une poignée de chercheurs explorent depuis une vingtaine d’années une piste audacieuse: créer des vaccins capables de se propager chez les animaux sauvages, avant qu’ils ne contaminent les humains.

Vacciner la faune sauvage est une idée ancienne, rappelle l’épidémiologiste Stephen Morse, professeur à l’Université américaine Columbia. La technique des appâts fourrés de doses de vaccin a même été utilisée «avec beaucoup de succès» en Europe de l’Ouest, dans les années 1980 et 1990, pour éradiquer la rage dans les populations de renards, souligne-t-il.