28 février 2010, une date tristement gravée dans les mémoires des habitants de la côte atlantique française. La tempête Xynthia frappe de plein fouet le littoral et provoque la mort de 59 personnes. En Vendée, des villages côtiers sont inondés, des maisons dévastées. Les forts vents couplés à une baisse de la pression atmosphérique et à un fort coefficient de marée ont provoqué une hausse du niveau de l’océan à plusieurs endroits, faisant céder des digues. L’élévation extrême et locale de la mer lors du passage d’une dépression est ce qu’on appelle une onde de tempête. Ce phénomène est une des menaces naturelles les plus dangereuses et les plus coûteuses pour les vies et les infrastructures humaines des régions côtières. Or depuis 1960, les ondes de tempête contribuent à l’évolution du niveau de la mer en Europe, selon une étude parue ce mercredi dans la revue Nature. Leur probabilité a augmenté sur la plupart des côtes écossaises et une partie des rivages anglais.