Quels effets le climat passé (appelé paléoclimat) a-t-il pu avoir sur la vie de nos très lointains ancêtres? Les modèles développés par les climatologues permettent désormais d’adresser cette question. Une équipe scientifique interdisciplinaire a mis en lien des données archéologiques avec l’évolution du climat depuis le pléiostocène en Afrique et en Eurasie. D’après leurs résultats, publiés mercredi dans la revue Nature, les distributions de cinq groupes du genre Homo ont été déterminées par le climat. «Cette idée était déjà présente à l’esprit des scientifiques mais pour la première fois, nous avons pu la tester clairement avec notre modèle», affirme Axel Timmermann, climatologue au Centre de physique du climat à Busan en Corée du Sud et premier auteur de l’étude.