«J’avais fait le choix de rester à 100% car j’adore mon travail. Et du jour au lendemain, on s’est retrouvés à deux à la maison, à devoir s’occuper de notre fille de 2 ans. J’avais des articles à écrire, des révisions d’articles, des demandes de bourse à soumettre. Le côté positif, c’est que j’ai passé plus de temps avec ma fille, mais je ne pouvais plus acquérir de nouvelles données car les labos avaient fermé. Je me réveillais la nuit la boule au ventre, je me demandais si je pourrais continuer. Quand la crèche a rouvert, c’était avec des horaires réduits, et dès que ma fille toussait ou avait un rhume, il fallait la garder à la maison. Au même moment, j’entendais certains collègues masculins ou sans enfants se féliciter du temps qu’ils avaient pour écrire, ils n’avaient jamais été aussi productifs… C’était deux mondes! J’ai eu beaucoup de chance d’être constamment soutenue par ma PI – ma «Principal Investigator», sans elle je ne sais pas si j’y serais arrivée.»