Sur les flancs escarpés des monts Kunlun et Qilian, aux confins occidentaux de la Chine, quelque 500 générateurs brûlent du fuel en continu à une altitude de plus de 5000 mètres pour produire des particules d’iodure d’argent.

«Celles-ci sont portées par le vent vers les nuages à forte teneur en humidité qui se forment naturellement dans cette région montagneuse, détaille Lulin Xue, un météorologue au Centre national pour la recherche atmosphérique aux Etats-Unis, qui connaît bien les projets chinois de modification du climat. L’iodure d’argent génère alors des cristaux de glace qui attirent la vapeur d’eau contenue dans les nuages, ce qui les alourdit et les fait tomber sous la forme de précipitations.»