Les Suisses ont été nombreux à compter les oiseaux depuis leur balcon, leur jardin ou un parc. Plus de 4200 observateurs ont recensé plus de 135 000 volatiles de 191 espèces lors de l’action «Oiseaux de nos jardins», menée du 4 au 8 mai à l’appel de BirdLife Suisse. Dans son communiqué publié lundi, BirdLife Suisse se réjouit de l’enthousiasme du public: la participation a été forte en cette année de centenaire, constate l’association.

Individus, familles ou classes d’école sont partis à la recherche des oiseaux autour de chez eux et ont passé une heure à les compter. Ensemble, ils ont déjà signalé 135’445 oiseaux, alors que des formulaires de réponses sont encore attendus. Les espèces les plus fréquentes sont, dans l’ordre, le merle noir, le moineau domestique et la corneille noire. Viennent ensuite la mésange charbonnière, la pie bavarde et le rouge-queue noir.

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Base vitale primordiale

Les chiffres parlent d’eux-mêmes: les oiseaux préfèrent les jardins naturels comprenant des plantes indigènes et de nombreuses structures, comme des tas de bois ou même un étang. Ces derniers offrent, entre autres, un habitat aux insectes, qui constituent une base vitale importante pour les oiseaux, notamment pendant la période de reproduction.

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En moyenne, 12,3 espèces ont été signalées dans de tels jardins. En revanche, seules 7,2 espèces ont été dénombrées dans ceux où ces bases vitales importantes font défaut. A l’occasion du centenaire de Birdlife Suisse, une exposition itinérante sur l’infrastructure écologique circule dans une cinquantaine de localités en Suisse en 2022, rappelle l’association. Sa pièce maîtresse: un simulateur de vol qui permet au public de se mettre dans la peau d’un papillon et de voler à travers une prairie.