Les prairies et pâturages secs, considérés comme un élément essentiel de la biodiversité, seront mieux protégés dès février. Le Conseil fédéral a approuvé mercredi l’ordonnance réglant la mise en œuvre de l’inventaire recensant près de 3000 sites de ce genre.

Les prairies et pâturages secs viennent ainsi compléter les inventaires fédéraux. L’ordonnance fixe les modalités pour la protection et la conservation des endroits d’importance nationale. Dans le cadre de sa politique de conservation des milieux naturels, la Suisse s’était concentrée jusqu’à maintenant sur les derniers habitats humides (marais, sites de reproduction des batraciens, zones alluviales).

Près de 90% des prairies et des pâturages secs ont disparu depuis la fin du XIXe siècle. Conséquence de ce recul, les espèces qui peuplent ces habitats sont en situation précaire. Près de 40% des plantes et 50% des animaux inféodées aux milieux secs figurent sur les listes rouges nationales et sont donc menacés.

Les surfaces incluses dans le nouvel inventaire représente 0,5% du territoire national. Les cantons, chargés de la mise en œuvre des mesures de protection, pourront proposer la définition de sites prioritaires. L’application de l’ordonnance n’entraînera pas de coûts supplémentaires pour la Confédération.

Les prairies et pâturages secs ont été façonnés en grande partie par les paysans. Ce sont par exemple les prairies de montagne sans engrais, les pâturages communs et boisés ainsi que les prairies sauvages. En plus de leur rôle paysager et la production de fourrages, les pratiques agricoles extensives ont permis à une multitude d’espèces de se développer et contribuent à une bonne stabilité des sols.