Alors que la station orbitale Mir vit ses derniers instants, la Station spatiale internationale (ISS) devient un véritable laboratoire spatial. Dans la nuit de mercredi à jeudi (à 0 h 11, heure suisse), la navette américaine Atlantis doit en effet décoller de Cap Canaveral avec, à son bord, un premier module destiné à abriter des expériences scientifiques.

Initialement prévu à la mi-janvier, le lancement de la navette a dû être repoussé pour des raisons de sécurité. Suite à un problème, heureusement sans conséquence catastrophique, survenu lors du dernier décollage de la navette Endeavour, les techniciens de la NASA ont en effet décidé de vérifier tous les câbles commandant les charges explosives qui permettent la séparation de la navette et de ses fusées d'appoint quelques minutes après le décollage.

Durant les dix jours de leur périple orbital, les cinq astronautes américains à bord de la navette Atlantis ont pour mission d'installer une pièce essentielle sur l'ISS en cours de construction: le module américain Destiny. Trois sorties extravéhiculaires sont prévues pour effectuer les connexions de ce laboratoire – un cylindre en aluminium de 8,5 mètres de long sur 4,3 de diamètre – à la partie centrale de la station, déjà habitée depuis onze semaines par un équipage américano-russe.

Ce premier laboratoire – la station orbitale en comptera six en tout – accueillera des activités très variées. Dès le mois de mars, les locataires de l'ISS y effectueront des recherches en sciences de la vie, en écologie et en biologie fondamentale, ainsi que sur le comportement de l'homme dans l'espace.