Selon une étude de l’Institut Pasteur, 80% des cas d’infection au coronavirus arrivent dans un lieu fermé et non aéré. En parallèle, 15% des transmissions se font aussi dans un endroit fermé mais avec les fenêtres ouvertes, et 5% en extérieur. «Les repas, aussi bien en milieu privé que professionnel, sont les circonstances les plus fréquemment rapportées à l’origine de ces transmissions», précise le papier. Pour les spécialistes de la santé, la prévention devrait désormais se concentrer sur la nécessité de se rencontrer dehors et d’aérer régulièrement les environnements clos.

«La voie aérosol [de petites gouttelettes de moins de 10 microns de diamètre, ndlr] est encore négligée, y compris par l’Organisation mondiale de la santé», commente Antoine Flahault, directeur de l’Institut de santé globale de l’Université de Genève. Pour lui, la prévention passe à côté d’un risque extrêmement important, alors que la recherche insiste sur ce danger depuis l’année passée. «Une grande partie des infections qui ont lieu soi-disant en extérieur sont survenues durant des réunions qui se partageaient entre dedans et dehors. A l’air libre, le risque de transmission est beaucoup plus bas.»