C’est désormais une certitude: la contamination aérienne, dans les espaces clos, joue un rôle majeur dans la diffusion de la pandémie. Autrement dit, le virus responsable du Covid-19, le SARS-CoV-2, se transmet essentiellement par l’air que nous respirons. Pour autant, ce risque infectieux ne se traduit guère, pour l’heure, par un arsenal de mesures préventives ciblant la qualité de l’air intérieur. Ni par des recommandations de bonne pratique.

«Durant des décennies, les architectes et les ingénieurs se sont concentrés sur le confort thermique, le contrôle des odeurs et de la qualité de l’air perçue, la maîtrise du coût des investissements initiaux et des dépenses d’énergie. Mais ils ont négligé le risque infectieux», déplore ainsi Lidia Morawska, physicienne australienne des aérosols à l’Université de technologie du Queensland. Avec 39 autres experts de 14 pays, elle lance donc un appel dans la revue Science du 14 mai.