Quand la terre a tremblé, le 11 mars 2011, au large de Fukushima, le système d’alerte au tsunami de l’agence météorologique japonaise (JMA) s’est avéré efficace, même si les vagues géantes ont fait 22 000 victimes. Sans alerte, ce sont près d’un million de personnes qui auraient pu y laisser la vie. Pourtant, aussi sophistiqué soit-il, ce dispositif peine à déterminer rapidement l’intensité des séismes, qui conditionne l’ampleur des dégâts à terre et la puissance des tsunamis. Au moment de la première alerte, trois minutes après le séisme, la JMA avait annoncé une magnitude de 7,9 et un tsunami de 3 mètres. L’intensité s’avérera finalement à 9, ce qui représente environ 30 fois plus d’énergie et des vagues qui ont parfois dépassé les 15 mètres sur les bouées de détection près des côtes!