En ces jours de printemps, s’habiller est un casse-tête. Faut-il prendre son manteau ou se contenter d’un simple gilet? Le bonnet est-il de circonstance pour la balade du dimanche? Pour ne pas commettre d’impair et se retrouver à grelotter, vous faites confiance au bulletin météo du soir. Or, celui-ci tombe parfois à côté, et vous vous retrouvez le lendemain dans la rue en chemisette au beau milieu d’une averse.

La raison de cette erreur est peut-être à chercher dans la pandémie de Covid-19. Car en plus d’affecter nos vies, le coronavirus bouscule un autre secteur, celui des prévisions météorologiques. Pour une raison simple: d’ordinaire, les informations livrées par les aéronefs en vol aident à affiner ces prévisions. Or avec les restrictions sanitaires et la diminution des voyages, le trafic aérien a fortement baissé. Et avec lui le nombre d’indications communiquées aux spécialistes. «Le système AMDAR (Aircraft Meteorological Data Relay) fonctionne avec des transpondeurs directement situés sur les avions, indique Isabelle Fath, prévisionniste à MétéoSuisse. Ceux-ci envoient ponctuellement, pendant leurs trajets, la température, la pression et l’humidité aux machines qui calculent les prévisions.»