PARTICIPATION

Les profils variables de ceux qui donnent leurs données

La Biobanque institutionnelle de Lausanne mène une étude pour mesurer le degré de participation des patients en fonction de divers facteurs. Plus de 23 000 ont accepté d’y prendre part.

L’objectif de la Biobanque institutionnelle de Lausanne (BIL) est de mettre à disposition des chercheurs lémaniques des données et échantillons de qualité, récoltés dans un cadre éthique, légal et sécuritaire, pour accélérer la recherche biomédicale.

Depuis 2013, les patients du CHUV se voient proposer de léguer des données médicales et un échantillon de sang à la BIL. Ils sont invités à remplir un questionnaire, pour dire par exemple s’ils souhaitent être avertis en cas de découverte, sur leurs échantillons, de la signature non encore connue d’une pathologie.

La BIL mène également une étude pour mesurer le degré de participation en fonction de divers facteurs. Plus de 23 000 ont accepté d’y prendre part. Les premières conclusions sont disponibles.

«Les hommes sont plus enclins à participer que les femmes et – c’est contre-intuitif – les personnes plus âgées le sont moins que les jeunes, dit Vincent Mooser, directeur de la BIL. Cela peut s’expliquer par un intérêt moindre des seniors pour la recherche, un état général de santé moins bon ou des difficultés de compréhension.» Les personnes «de religion ni catholique ni protestante participent aussi moins volontiers». De même que les non-Suisses. Ces résultats seront publiés dans une revue scientifique.

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