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conventions internationales

Quatre produits chimiques ajoutés à la liste des dangers graves à Genève

Quatre produits chimiques ont été ajoutés aux conventions de Stockholm et de Rotterdam à l’issue d’une conférence sur les produits chimiques et les déchets dangereux qui s’est achevée à Genève. Les experts ne sont toutefois pas parvenus à un consensus sur l’amiante blanc et du paraquat.

Trois substances qui posent de graves dangers pour la santé humaine et l’environnement - les naphtalènes polychlorés, l’hexachlorobutadiène, le pentachlorophénol ainsi que ses sels et esters - ont été ajoutés à la convention de Stockholm, qui régit les polluants organiques persistants.

Le méthamidophos a quant à lui été ajouté à la Convention de Rotterdam, consacrée au commerce de produits chimiques dangereux, ont indiqué les organisateurs de cette conférence dans un communiqué qui a réuni pendant deux semaines à Genève quelque 1200 personnes venues de 171 pays et qui s’est terminée dans la nuit de vendredi à samedi.

Le méthamidophos est un insecticide extrêmement toxique qui peut avoir de graves effets sur la santé humaine, en particulier au niveau du système nerveux, immunitaire et reproductif, ont-ils précisé.

Des directives techniques concernant les déchets électroniques ont également été adoptées dans la Convention de Bâle, qui porte sur le contrôle des mouvements transfrontaliers de déchets dangereux.

Ces directives doivent permettre de comprendre comment identifier les déchets électroniques et équipements usagés qui transitent d’un pays à l’autre, l’objectif étant de contrôler leur trafic illégal. Elles marquent une première étape importante pour encourager le recyclage des équipements électriques et électroniques.

Selon des données récentes du Programme des Nations Unies pour l’environnement (UNEP), jusqu’à 90% des déchets électroniques, sont échangés ou déversés illégalement, pour des montants évalués entre 12,5 et 18,8 milliards de dollars (11,4,9 à 17,1 milliards de francs) par an, posant de graves dangers pour la santé humaine et l’environnement, en particulier dans les pays d’Afrique.

Les États membres de ces trois conventions n’ont en revanche pas réussi à trouver un accord sur le paraquat et l’amiante chrysotile, qui avaient déjà fait l’objet de débats lors d’une précédente réunion en 2013. L’amiante chrysotile, également appelé l’amiante blanc, est un matériau résistant au feu utilisé dans la construction, mais qui est associé notamment à certains cancers.

Le paraquat est quant à lui un produit chimique utilisé dans la production d’herbicide. La mort peut survenir dans les 30 jours après l’ingestion du produit. Il est interdit dans l’Union européenne et en Suisse notamment.

Bien que de nombreux participants aient exprimé leur déception, Rolph Payet, le secrétaire exécutif des trois conventions, a mis en lumière la portée des étapes franchies durant cette réunion.

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