L’équipe de chercheurs internationaux qui s’est rendue à Wuhan en début d’année pour enquêter sur les origines du Covid-19, sous la houlette de l’Organisation mondiale de la santé (OMS), s’apprête à rendre son rapport final, dans un climat tendu fait de considérations politiques. Mais la douzaine d’experts composant cette mission a déjà fait savoir que la piste la plus probable était celle d’une transmission de l’animal à l’homme. Il y a deux scénarios à l’heure actuelle. 

Le premier postule l’introduction du pathogène dans le marché couvert Huanan à Wuhan, où la plupart des premiers cas ont émergé, par l’entremise d’un animal infecté par une chauve-souris. «Le marché vendait des blaireaux-furets, des civettes, des chiens viverrins et des rats bambous provenant de fermes situées dans le sud-ouest du pays, une zone qui héberge de nombreux virus parmi ses populations de chauves-souris», indique Jonathan Epstein, spécialiste de l’écologie des maladies infectieuses chez EcoHealth Alliance, une ONG américaine dont le président Peter Daszak a pris part à la mission de l’OMS.