La tendance à la baisse s’observe depuis 2010. Le nombre de femmes qui ont commencé un traitement dans l’année a même reculé de 7%. Cela concerne aussi bien les personnes domiciliées en Suisse que celles venues de l’étranger, indiquent les chiffres de l’Office fédéral de la statistique (OFS) publiés jeudi. Ces derniers représentaient 16% de l’ensemble des couples traités, contre 18% en 2012.

La législation suisse assez restrictive pousse les couples à chercher des traitements à l’étranger. Mais le changement de législation sur la FIV, soumis au peuple en juin prochain, pourrait changer la donne.

Aujourd’hui, la Suisse autorise le développement d’uniquement trois embryons qui doivent être implantés immédiatement. A l’avenir, la barre serait placée à douze. L’interdiction de conserver des embryons serait supprimée. Ainsi, les femmes qui recourent à une FIV pourraient se faire implanter un seul embryon et congeler les autres, évitant le risque d’une grossesse multiple.

Naissances multiples en baisse

Le nombre d’enfants nés vivants est quant à lui passé de 1993 en 2012 à 1891 en 2013. Il y a eu 500 jumeaux et douze triplés. Les naissances multiples ont représenté 15,5% de l’ensemble des accouchements liés à une procréation médicalement assistée, soit le taux le plus bas enregistré depuis 2002. Le nombre de bébés nés de mères résidant en Suisse représente un peu moins de 2%.

Le traitement a permis d’aboutir à une grossesse chez 36,3% des femmes, une proportion relativement stable depuis 2007. Trois-quarts des grossesses ont pu être menées à terme. L’infertilité masculine reste le motif le plus fréquent (39%) pour recourir à la fécondation in vitro. L’infertilité des deux partenaires représente 31% et l’impossibilité d’avoir des enfants chez les femmes 17%.

Femmes un peu plus âgées

Les femmes ayant commencé un traitement en 2013 avaient en moyenne 36,2 ans et leur partenaire 39,4 ans, des données relativement constantes par rapport aux années précédentes. En comparaison, l’âge moyen des femmes à la maternité était en Suisse de 31,6 ans en 2013.

L’OFS publie cette statistique depuis 2005. Elle prend en compte les données des 26 centres de procréation médicalement assistée pour la fécondation extra-utérine utilisant les méthodes FIV - fécondation par réunion en éprouvette d’ovocytes et de spermatozoïdes - et ICSI (injection intracytoplasmique de spermatozoïde), cette dernière consistant à injecter directement un spermatozoïde dans l’ovule.