Cinquante scientifiques du monde entier se réunissent jeudi et vendredi près de Londres pour débattre d’une nouvelle définition du temps, qui reléguerait l’heure GMT aux oubliettes.

La nouvelle définition propose de s’affranchir totalement du temps «solaire», basé sur la rotation de la Terre et mesuré par les astronomes depuis plus de 200 ans à partir du méridien de Greenwich. Ce afin d’adopter le «Temps universel coordonné» ou UTC, calculé dans 70 laboratoires du monde entier par 400 horloges dites «atomiques» – la seconde y est définie par le rythme d’oscillation d’un atome de césium.

Le temps atomique a l’avantage d’être beaucoup plus précis. Mais il diffère de quelques fractions de seconde du temps défini par la rotation de la Terre. Pour garder la corrélation avec la rotation terrestre, une «seconde intercalaire» est ajoutée à peu près tous les ans. C’est cette seconde que les scientifiques proposent de supprimer.

Les réseaux de télécommunication et de navigation par satellite poussent à ce changement. Certains systèmes pratiquant le «saut» d’une seconde et d’autres non, leur interopérabilité est ardue.