On connaissait déjà le régime «paléo», à base de protéines, de végétaux et d’oléagineux, censé offrir un fonctionnement optimal à notre organisme par l’adoption d’une alimentation similaire à celle de nos lointains ancêtres. Voici désormais le «paléo-excrément» ou paleofeces en anglais, caca fossilisé datant d’il y a 1000 à 2000 ans.

En compagnie de sept autres étrons retrouvés dans des grottes du sud-ouest des Etats-Unis et au Mexique, le coprolithe en question a fait l’objet d’une étude publiée le 12 mai dans la revue Nature. Mené par un consortium d’une trentaine de chercheurs d’Amérique du Nord et d’Europe, ce travail avait pour but de reconstruire le microbiome intestinal (l’ensemble des gènes présents dans le microbiote, lui-même composé de milliards de bactéries, virus, parasites et champignons colonisant l’intestin grêle et le côlon) de nos ancêtres, pour pouvoir ensuite le comparer à 789 échantillons issus de populations de sociétés industrialisées et de peuples de chasseurs-cueilleurs vivant actuellement dans les îles Fidji, à Madagascar, en Tanzanie et au Pérou.