Un vaccin est la seule voie possible vers un retour à la «normalité», assure les Nations unies. Le gouvernement britannique contribue à la recherche. Il a annoncé, jeudi, le lancement d'une vaste étude sur la propagation du nouveau coronavirus. Le Royaume-Uni est l'un des pays les plus touchés en Europe avec plus de 18 000 décès dus au nouveau coronavirus.

Menée conjointement avec l'université d'Oxford et l'Office national des statistiques (ONS), «cette étude aidera à améliorer la compréhension du taux actuel d'infection et du nombre de personnes qui sont susceptibles d'avoir développé des anticorps contre le virus», a indiqué le ministère de la santé dans un communiqué. Les premiers résultats seront connus dès le début du mois de mai.

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Dans une première phase, 25 000 personnes constituant un échantillon représentatif de la population fourniront des prélèvements effectués dans la gorge et le nez pour déterminer si elles ont été infectées par le virus. Elles effectueront un test hebdomadaire durant les cinq premières semaines, puis chaque mois durant un an. L'objectif est d'élargir l'étude à environ 300 000 personnes dans l'année, selon le communiqué.

Des tests sérologiques insuffisants

Par ailleurs, des adultes d'un millier de ménages se prêteront également à une prise de sang mensuelle durant un an, qui contribuera à «déterminer la proportion de la population qui a développé des anticorps», selon la même source.

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Beaucoup d'espoirs reposent sur les tests sérologiques, qui permettent d'identifier les personnes immunisées, pour accompagner la sortie du confinement dans les pays touchés par la pandémie. «Le problème est que nous n'avons pas encore de test aussi bon que nous le voulons», a indiqué mercredi le chef des services sanitaires britanniques, disant espérer que cela puisse être le cas «dans un avenir assez proche». 

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