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Des curieux visitent le siège du CERN à Meyrin, près de Genève, le 9 mai 2017.
© Valentin Flauraud/Keystone

Lu ailleurs

A Saint-Genis-Pouilly, le CERN et le «diktat des ploucs»

«Le Monde» raconte la vie de cette commune française collée à la banlieue de Genève. Le bourg se trouve à côté de l’un des plus grands laboratoires du monde. Un «choc des cultures» entre habitants et scientifiques

Une zone commerciale banale, des immeubles sans charme et l’un des plus grands laboratoires du monde. La commune française de Saint-Genis-Pouilly se trouve à proximité du Conseil européen pour la recherche nucléaire (CERN) et de l’un de ses projets d’envergure: le LHC, un colossal accélérateur de particules. «Cet anneau souterrain de 27 kilomètres de circonférence, à cheval entre la France et la Suisse, est le plus imposant et le plus complexe des instruments scientifiques jamais édifiés par l’homme», souligne le journaliste français Nicolas Santolaria. Dans son magazine mensuel, Le Monde consacre un long article à ce bourg «presque comme les autres», collé à la banlieue genevoise.

Lire aussi: L'accélérateur de particules du CERN comme si vous y étiez

Une importante équipe de scientifiques s’est installée dans cette petite ville de l’Ain. Une manne économique bienvenue pour la commune, mais la cohabitation entre les physiciens et les habitants est loin d’être évidente. «Quand le CERN a voulu s’implanter en France dans les années 1970, on s’est vu imposer par l’Etat une zone urbaine prioritaire de 1000 habitants, dans un village rural qui comptait alors 800 âmes. Croyez-moi, ça ne s’est pas fait dans la tendresse. Les gens d’ici trouvaient que les Cernois se croyaient tout permis, là où les Cernois avaient du mal à supporter le diktat des ploucs du pays», raconte Hubert Bertrand, le maire de la commune.

«Banlieue dortoir» de Genève

La zone rurale s’est profondément transformée avec l’arrivée de cette matière grise. Une statistique montre l’ampleur du phénomène: les deux tiers des actifs de la commune ont au minimum bac +3. Plus anecdotique, il est possible de croiser un Prix Nobel dans la rue. Le changement ne s’arrête pas là: Saint-Genis-Pouilly est également «en passe de se transformer en banlieue dortoir de sa dévorante voisine helvétique», indique Le Monde. Une grande partie des habitants travaillent à Genève, notamment dans les grandes organisations internationales telles que l’ONU, le BIT, l’OMS ou encore la Croix-Rouge internationale.

Pour accueillir cette nouvelle population, le bourg ne cesse de construire des logements, au point d’être surnommé le «village des grues». Mais son extension n’est pas infinie et le montant des loyers explose. Une forte pression qui épuise les habitants. «S’il n’y avait pas le CERN, on serait beaucoup plus tranquilles. La région n’aurait pas été détruite», lâche Jean-Michel Richard, un entrepreneur du coin.

Lire l’article du Monde: Matière grise et trous noirs à Saint-Genis-Pouilly

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