biologie marine

La science au chevet de la Grande Barrière de corail

Réchauffement et acidification des océans ont détruit la moitié du plus grand récif corallien du monde. A Heron Island, au large de l’Australie, des recherches laissent entrevoir une lueur d’espoir… si l’Accord de Paris sur le climat est respecté

Le ciel est bleu et la mer d’huile lorsque le Moray jette l’ancre. A son bord, une quinzaine d’amateurs de plongée sous-marine. Il ne s’agit pas de la zone la plus touristique ni la plus facile d’accès pour aller admirer la Grande Barrière de corail, le plus grand organisme vivant du monde, le seul qui soit visible depuis l’espace.

Nous sommes à Heron Island, à une cinquantaine de kilomètres au large des côtes du Queensland, dans le nord-est de l’Australie. Une région qui bénéficie cependant des meilleurs VRP en la matière: «l’un des dix plus beaux sites de plongée du monde», selon le commandant Cousteau, «le salon de beauté de la Grande Barrière de corail», selon Sir David Attenborough, dont les documentaires animaliers sont connus de tous dans le monde anglophone.