La cour a estimé que les faits ne constituaient pas un délit alors qu’en octobre 2012, les sept membres de la commission «Grands risques», six experts des tremblements de terre et le sous-directeur de la Protection civile Bernardo De Bernardinis, avaient été condamnés à six ans de prison pour «homicide par imprudence».

Seule exception à l’acquittement général, M. De Bernardinis a été condamné à deux ans de prison pour la mort de certaines victimes tout en étant acquitté pour le décès d’autres personnes. Sans expliquer les motifs à l’origine de cette décision, la cour a de toute manière suspendu la peine.

Huées du public

Les attendus de cette décision ne seront en principe pas connus avant plusieurs mois, après quoi le parquet, qui avait demandé de confirmer en appel les condamnations prononcées en première instance, peut encore saisir la Cour de Cassation.

La lecture de la décision dans la salle d’audience a été accueillie par des huées du public qui a crié aux magistrats «honte à vous, honte à vous». Le tremblement de terre avait fait 309 morts en avril 2009.

Scientifiques choqués

La condamnation des sept hommes en première instance avait provoqué la vive réaction de la communauté scientifique internationale. Ainsi plusieurs scientifiques, interrogés par l’AFP et l’ats, s’étaient dit «choqués» par la peine infligée à leurs collègues italiens, voyant dans ce jugement «un précédent très dangereux».

L’Union of Concerned Scientist (UCS), avait qualifié la tendance d’«absurde», la comparant au procès de Galilée, condamné au XVIIe siècle pour avoir dit que la Terre tournait autour du soleil. Selon l’influente ONG américaine, le verdict risquait de stériliser la recherche en condamnant les scientifiques à taire leurs doutes.