On ne connaît pas encore le nom sous lequel il sera commercialisé, mais le sémaglutide, qui devrait arriver sur le marché suisse d’ici l’année prochaine, se profile déjà comme un traitement de l’obésité prometteur.

«Dans les essais cliniques, il a permis aux patients souffrant d’embonpoint ou d’obésité de perdre 10 à 15% de leur poids total sur une année environ», affirme Alain Golay, médecin-chef du service d’endocrinologie, diabétologie, nutrition et éducation thérapeutique du patient aux Hôpitaux universitaires genevois (HUG). Les études de comparaison ont révélé que cette molécule était supérieure à toutes les autres substances prises en considération en ce qui concerne la perte de poids. Elle pourrait ainsi constituer une sérieuse alternative au traitement chirurgical de l’obésité (by-pass ou anneau gastrique, par exemple), qui présente des contre-indications importantes liées à son caractère invasif.