Qui sera le futur président?

Contraint à la démission au début de la semaine, l’ex-président du GIEC Rajendra Pachauri devait de toute façon quitter son poste en 2015, après 13 années passées à la tête de l’institution. L’élection de son successeur aura lieu en octobre prochain à Dubrovnik, quelques semaines avant la réunion sur le climat de Paris. L’intérim est assuré par un des vice-présidents du GIEC, le Soudanais Ismail El Gizouli.

Il y a quelques jours, le Conseil fédéral a proposé la candidature du climatologue de l’Université de Berne Thomas Stocker, qui copréside le groupe de travail 1 du GIEC, consacré aux bases scientifiques des changements climatiques. Quant à la Belgique, elle avait annoncé son propre candidat il y a une année: le climatologue de l’Université catholique de Louvain Jean-Pascal van Ypersele.

Stature scientifique

Parmi les autres postulants officiels figurent l’Américain Christopher Field, de l’Université Stanford, et le Sud-Coréen Hoesung Lee, de l’Université de Corée. D’autres noms encore sont avancés, comme celui de l’Allemand Ottmar Ehendorfer, du Britannique David Griggs et de l’Autrichien Nebojsa Nakicenovic. Quelles sont les chances du candidat suisse? «A ce stade, vu que la liste des candidats n’est pas close, les délégations n’ont pas encore de position finale. Donc il est difficile de donner une appréciation. Mais tous reconnaissent l’excellent travail qu’a fait Thomas Stocker comme coprésident du groupe de travail 1 du GIEC», souligne José Romero, négociateur de la Suisse pour le climat.

Outre son rôle dans ce groupe de travail crucial, chargé d’évaluer l’ampleur des changements climatiques et leur lien avec les activités humaines, Thomas Stocker dirige à Berne une équipe de recherche mondialement reconnue. Une stature scientifique irréprochable qui devrait jouer en sa faveur.