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Sous Solar Impulse, le Golden Gate bridge.
© Noah Berger

Technologies

Solar Impulse a achevé sa traversée du Pacifique

L'avion solaire suisse, parti de Hawaii et piloté par Bertrand Piccard, est arrivé à San Francisco après avoir traversé l'océan en trois jours. Prochaines étapes: Phoenix, puis New York

L'avion solaire Solar Impulse 2, piloté pour cette étape par Bertrand Piccard, s'est posé sans encombre dimanche matin vers 9h (heures suisses) à Mountain View, en Californie après avoir traversé le Pacifique, nouvelle étape dans un tour du monde utilisant uniquement l'énergie solaire.

«Je pensais que j'allais sauter de joie en voyant la terre ferme. Mais je me suis plutôt dit que c'était déjà la fin du vol. Je voulais continuer», a déclaré l'aérostier et psychiatre vaudois quelques minutes après l'atterrissage, auquel ont assisté plusieurs personnalités, dont Sergey Brin, l'un des deux cofondateurs de Google. L'avion est arrivé au milieu de la nuit, afin de perturber le moins possible le trafic aérien. Et après avoir pris le temps de faire des images au-dessus de la ville de San Francisco, à quelques dizaines de kilomètres de là, et de son fameux pont rouge le Golden Gate.

Cette fois, ce vol de 62 heures s'est déroulé sans aucun anicroche, le pilote et l'équipe technique louant notamment l'efficacité du système de pilotage automatique qui a permis à Bertrand Piccard de dormir par tranches de 20 minutes. Vendredi, le «savanturier» vaudois s'est même entretenu en direct, depuis son cockpit, avec le secrétaire général des Nations unies Ban Ki-moon, alors que se tenait au siège de New York de l'institution la signature officielle, par tous les pays qui l'ont accepté, de l'accord sur le climat obtenu à Paris en décembre dernier lors de la conférence COP21.

Ce vol doit signifier beaucoup pour Bertrand. Il doit être très heureux

«Ce vol doit signifier beaucoup pour Bertrand. Il doit être très heureux», a déclaré peu avant la fin de cette neuvième étape l'autre co-responsable du projet, André Borschberg. Bertrand Piccard n'a d'ailleurs pas manqué de souligner les difficultés rencontrées durant ces 16 années qui ont précédé, depuis le moment où il affirme avoir eu l'idée de ce périple autour du monde. La plus importante étant, bien sûr, survenue l'an dernier.

L'aéroplane était resté immobilisé un peu moins de 300 jours, de l'été 2015 à ce jeudi 21 avril, à Hawaii, dans l'archipel américain, les batteries de l'appareil étant endommagées après le premier grand succès de l'équipage: un vol de 118 heures parti du Japon jusque Hawai, qui l'a fait entrer dans la légende de l'aéronautique, en écrivant le record du plus long périple aérien en solo et d'une traite, sans atterrissage et sans ravitaillement en vol.

Lire aussi: Solar Impulse doit repartir ce jeudi de Hawaii, direction San Francisco

C'est donc reparti pour le tour de monde par étapes lancé en mars 2015 à Abu Dhabi, et que l'avion doit rejoindre cet été si tout se passe bien.  

La traversée du Pacifique était la partie la plus dangereuse du tour du monde, en raison de l'absence d'endroits pour se poser en cas d'urgence, et donc la nécessité de passer jours et surtout nuits à bord de l'aéroplane.

La suite du périple devrait amener Bertrand Piccard et André Borschberg jusqu'à l'autre côte américaine, à l'Est, par sauts de puce, avec pour destination finale New York, où le second des deux compères devrait se poser d'ici quelques semaines. Prochaine étape, la dixième: vers Phoenix en Arizona. Ces vols américains seront plus courts, car il est interdit aux deux pilotes de dormir lorsqu'ils survolent le continent. C'est ensuite à nouveau Bertrand Piccard qui tentera de survoler l'océan Atlantique, en plusieurs jours et nuits. 


Lire aussiSolar Impulse, un vol autour du monde pour secouer les décideurs politiques

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