Informatique

Pour Stephen Hawking, l’intelligence artificielle signerait la fin de l’humanité

L’astrophysicien britannique craint le développement des intelligences artificielles

Les robots et la «fin de la race humaine»

Technologie Crainte de Stephen Hawking

Ni plus ni moins que la fin de l’humanité. C’est ce que redoute le célèbre astrophysicien britannique Stephen Hawking, qui s’exprime grâce à un logiciel de synthèse vocale. La raison de sa crainte? Le développement d’une intelligence artificielle complète, qui pourrait «décoller seule, et se redéfinir de plus en plus vite, sans que les humains, limités par leur lente évolution biologique, ne puissent rivaliser», a-t-il prophétisé lors d’une interview sur la chaîne BBC.

Faut-il prendre ces propos au sérieux, ou bien les classer dans la longue liste des sorties provocatrices de ce spécialiste de la physique théorique? Pour mémoire, celui-ci a annoncé que «les trous noirs n’existent pas» en début d’année et, plus récemment, il a comparé le footballeur Luis Suarez à une «danseuse».

Agiter des épouvantails

«En général, on a peur de ce qu’on ne connaît pas, rappelle Jean-Cédric Chappelier, du Laboratoire d’intelligence artificielle de l’Ecole polytechnique fédérale de Lausanne. Ce genre de craintes est plutôt à mettre en relation avec un manque de connaissance du sujet, poursuit-il. L’intelligence artificielle est devenue un terme un peu galvaudé, bien éloigné des travaux de la recherche actuelle.»

Faut-il craindre d’être mis au rebut par des machines que nous aurions nous-mêmes créées? Ou bien considérer que Stephen Hawking ne fait qu’agiter des épouvantails? «Personnellement, j’ai beaucoup plus peur des programmes qui sont aux manettes des finances mondiales que des intelligences artificielles», assure le chercheur.

Reste que la sortie de Stephen Hawking n’irrite pas Jean-Cédric Chappelier. «Finalement, que de telles craintes existent rappelle qu’il faut insister sur l’éducation et que des garde-fous doivent être mis en place.»

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