Des séances thérapeutiques d’un genre particulier se déroulent environ deux à trois fois par mois, au Centre ambulatoire d’addictologie psychiatrique des Hôpitaux universitaires de Genève (HUG). Le matin, quelques patients se rendent dans l’une des salles aux murs blancs, avalent une solution liquide contenant du LSD, puis passent les douze heures suivantes sous l’effet de ce puissant hallucinogène, entourés par la présence discrète de blouses blanches. Les patients portent un masque sur les yeux et un casque sur les oreilles pour s’isoler. Autour d’eux, il n’y a rien hormis quelques canapés et fauteuils. L’essentiel se passe dans leur tête. Le soir venu, une fois l’effet de la drogue dissipé, ils rentrent chez eux.