Etes-vous atteint par la honte de prendre l’avion en raison de ses répercussions sur le climat, ou «flygskam» comme on dit en Suède, où ce phénomène est courant? Ou, au contraire, rêvez-vous de sauter dans le premier vol venu, dès que les restrictions liées à la pandémie de Covid-19 seront assouplies? Pour vous aider à vous faire votre idée, nous vous proposons de plonger dans les chiffres de l’impact climatique de l’aviation. De nouvelles connaissances incitent en effet à le revoir à la hausse. Or le sujet risque d’être âprement débattu dans les semaines à venir, car au mois de juin se tiendra la votation sur la révision de la loi sur le CO2, qui prévoit d’introduire un texte sur les billets d’avion.

Le bilan climatique de l’aviation varie fortement selon la perspective géographique adoptée. On estime généralement qu’elle est responsable de 2 à 3% des émissions mondiales, soit une part plutôt minime du problème. «Mais il faut savoir que moins de 20% de la population mondiale a déjà pris l’avion et que cette proportion est amenée à progresser rapidement», relève Yves Chatton, de l’Association transports et environnement (ATE).