Que le développement d’une stratégie de surveillance des variants est poussif! Les pays leaders en surveillance génétique, Royaume-Uni et Danemark en tête, le font par le biais d’une infrastructure préexistante et fortement coordonnée. Une telle culture et une telle organisation n’existent pas en Suisse: la surveillance se fait en ordre dispersé. Contacté au printemps dernier par Tanja Stadler et son équipe de l’EPFZ, l’Office fédéral de santé publique (OFSP) n’avait à l’époque pas souhaité financer une telle surveillance épidémiologique. Le projet a donc dû s’effectuer sur ses propres fonds de recherche et ceux du Fonds national suisse. Même constat pour le laboratoire de Laurent Kaiser, aux Hôpitaux universitaires de Genève.

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