Dangereux poison, le méthylmercure continue de s’accumuler de manière intrigante dans la chair de poissons, dont le cabillaud et le thon, deux espèces au menu des humains. Et ce, en dépit de mesures politiques qui auraient dû conduire à une raréfaction de cette substance dans l’eau de mer. Une étude parue le 7 août dans la revue Nature propose une explication à cet apparent paradoxe. Ses auteurs suggèrent que les deux importants facteurs que sont la surpêche et le réchauffement océanique n’auraient pas été pris en compte lors des études antérieures.