Trop sensibles, trop simplistes… Les tests PCR, principale technique permettant de savoir si une personne est porteuse ou non du SARS-CoV-2, sont depuis quelques jours sous le feu des critiques, y compris de la part de certains experts en santé publique.

Bien que reconnaissant l’utilité de cette méthode pour le diagnostic clinique, ceux-ci fustigent d’un côté «le simplisme excessif» de la réponse apportée par ces tests, qui ne fournissent pas toujours une évaluation de la charge infectieuse, et s’interrogent, de l’autre, sur leur sensibilité élevée permettant de détecter «des niveaux ultra-faibles d’ARN viral pouvant perdurer dans l’organisme plusieurs jours, voire plusieurs semaines après qu’un individu a cessé d’être contagieux», comme le souligne notamment Micheal Mina, épidémiologiste à la Harvard T.H. Chan School of Public Health.