Erlachstrasse 8, Berne, deuxième sous-sol. Au bout d’un couloir aseptisé, Nicolas Fotinos, collaborateur scientifique à l’unité de contrôle des médicaments illégaux à Swissmedic, se tient devant une porte verrouillée. Il tape rapidement un code, passe son badge, avant d’entrer dans une pièce éclairée par des néons. Des boîtes jaunes, scellées, sont empilées. Elles proviennent toutes de la douane de Zurich-Mülligen et contiennent des centaines de médicaments falsifiés ou contrefaits achetés récemment sur internet par des clients suisses.