Joe Biden l’a promis: au premier jour de son mandat, les Etats-Unis réintégreront l’Accord de Paris sur le climat. Ce sera le premier signe d’un «virage à 180 degrés en matière de politique climatique», se félicite Eric Schaeffer, ancien avocat de l’agence américaine de protection de l’environnement (EPA) et fondateur de l’Environmental Integrity Project. Mais pour être crédible à l’étranger, le nouveau président américain sait qu’il devra d’abord frapper fort dans son propre pays.

Son programme pour les quatre années à venir est d’une ambition inédite: neutralité carbone du pays à l’horizon 2050, neutralité carbone de la production électrique dès 2035, et 2000 milliards de dollars d’investissements «verts» dans la recherche, les transports, la construction et les infrastructures. Et pas moins de 40% des investissements prévus seront alloués aux communautés défavorisées, dans un souci de «justice environnementale».