«Cette étude démontre la puissance de l’imagerie cérébrale (en l’occurrence l’EEG) lorsqu’il s’agit de diagnostiquer des troubles aussi complexes que ceux du langage. Cet outil semble encore plus utile lorsqu’il s’agit d’établir un pronostic de l’efficacité d’un traitement chez les patients», indique Micah Murray, cité dans le communiqué.

Le professeur dirige The Line (laboratoire d’investigation neurophysiologique) et le module de l’électroencéphalographie (EEG) du CHUV-UNIL. Il a mené les travaux avec ses collègues de l’Université Vanderbilt de Nashville (Texas).

Six mois de tests

L’étude a porté sur 59 enfants sains et 47 atteints de troubles du langage qui touchent en particulier les capacités linguistiques comme la grammaire. Les exercices ont duré six mois, précise le communiqué de l’Université de Lausanne (UNIL) et du CHUV.

Les chercheurs ont mesuré grâce à l’EEG la vitesse à laquelle le cerveau des enfants distingue les sons (pa ou ba, par exemple). Les enfants atteints de troubles sont plus lents de 35% que ceux qui ne souffrent pas.

Après six mois de traitement, ces enfants ont distingué ces sons presque aussi rapidement que leurs camarades sains. L’EEG a permis de montrer une trace visible du progrès dans le cerveau, affirment les auteurs de l’étude.

Progrès visibles

L’EEG a surtout permis de prédire les progrès que les enfants seraient capables de réaliser dans les tests grammaticaux effectués cinq mois plus tard. Le progrès potentiel du cerveau est lui aussi devenu apparent.

Pour les chercheurs, cette étude représente «une étape clé» dans l’aide qui peut être apportée aux parents dont les enfants souffrent de problèmes linguistiques ou même comportementaux. Elle va les aider à choisir le traitement le plus efficace, soulignent-ils.