Le 21 mai 2019, les détecteurs d’ondes gravitationnelles Virgo et LIGO, installés en Italie et aux Etats-Unis, ont capté un signal inédit. Selon les équipes de chercheurs de cette collaboration internationale rassemblant un millier de scientifiques, il émanerait d’un trou noir nommé GW190521 et formé par la fusion de deux plus petits trous noirs, respectivement d’une masse de 85 et 66 fois la masse du Soleil. Les résultats de l’analyse de ce signal ont été publiés ce jeudi dans les revues Physical Review Letters et The Astrophysical Journal Letters.

Déformation de l'espace-temps

Ce pan de la recherche en astrophysique est très récent, d’où cette découverte. Théorisées en 1916 par Albert Einstein dans sa théorie de la relativité, les ondes gravitationnelles n’ont été observées qu’en 2015. Contrairement aux ondes électromagnétiques, elles n’interagissent pas avec la matière mais entraînent une déformation de l’espace-temps, le plus souvent sous l'effet de structures extrêmement massives. Elles sont notamment générées par des trous noirs, objets parmi les plus massifs de l’Univers. Leur observation nécessite des appareils capables de détecter des modifications de l’ordre du milliardième de milliardième de mètre.