Une équipe internationale avec participation genevoise a testé un nouveau composé prometteur contre la malaria. Cette substance, qui perturbe le niveau de sodium chez le parasite, s’est montrée très efficace lors d’études précliniques, selon ces travaux publiés mardi dans Nature Communications .

Cette classe de composés d’amides de pyrazole s’attaque à une protéine régulant le taux de sodium chez le parasite Plasmodium. En augmentant son niveau, ces composés provoquent une absorption d’eau excessive et l’éclatement de la cellule.

Les tests menés sur des souris avec des globules rouges humains ont montré un puissant effet inhibiteur de la maladie avec une dose quotidienne par voie orale. En outre, une exposition sur la durée n’a mis en évidence l’apparition de résistances chez le parasite qu’à une très faible fréquence, selon un communiqué de la revue.

Ces travaux confirment que cibler le niveau de sodium est une piste prometteuse, estiment les chercheurs. Des travaux dans ce sens sont également en cours avec d’autres composés, les spiroindolones.

Il s’agit maintenant d’identifier plus précisément la cible moléculaire et de déterminer si ces produits peuvent être développés sous forme d’un médicament efficace. La fondation genevoise MMV (Medicines for Malaria Ventures) a participé à ces recherches.