La revue Nature publie en même temps une bonne et une mauvaise nouvelle. La bonne, c'est la naissance des cinq clones de PPL Therapeutics. La mauvaise, c'est une étude d'une équipe de chercheurs américains qui vient confirmer la réalité du risque de transmission d'un virus à l'homme par xénotransplantation. On savait déjà que les porcs hébergent en permanence des virus spécifiques, les «virus porcins endogènes». On savait aussi que certains de ces virus se développent dans des cultures mixtes de cellules humaines et porcines.

L'équipe américaine a fait un pas de plus. D'une part, elle a constaté que ces virus pouvaient montrer une activité de réplication dans des cultures de certaines cellules humaines. Par ailleurs, elle a transplanté des cellules de porc infectées à des souris souffrant d'un grave déficit immunitaire. Le virus s'y est montré actif. Il a même migré dans d'autres régions de leur organisme. Mais il ne s'agit que d'indices. Que se passerait-il dans l'organisme d'un receveur d'organe de porc? Les rétrovirus porcins seraient-ils capables de s'adapter à ce nouvel hôte?