Plus de 180 kilomètres noircis par la pollution. Triste spectacle sur les côtes israéliennes dont la moitié sont salies par des tonnes de goudron depuis le 18 février. Un désastre dont l’origine est encore à déterminer: un navire grec, le Minerva Helena, a été soupçonné puis blanchi et désormais, une dizaine de navires sont dans la ligne de mire des enquêteurs.

En attendant, les conséquences sont tristement connues. «De la bactérie à la baleine, d’innombrables êtres vivants en meurent sans compter la toxicité de cette substance qui met en danger toute la chaîne alimentaire», souligne Ilana Berman-Frank, directrice de l’Ecole des sciences maritimes de l’Université de Haïfa.