Restes de pesticides, de médicaments ou d’autres substances chimiques… les micropolluants retrouvés dans les lacs et rivières peuvent avoir un impact négatif sur les organismes aquatiques comme sur la qualité de l’eau de boisson. Publiée le 18 février par le Département fédéral de l’environnement, des transports, de l’énergie et de la communication (DETEC), la nouvelle mouture de l’ordonnance sur la protection des eaux (OEaux) introduit globalement des standards de qualité plus stricts. Mais elle établit une différence de traitement entre les eaux destinées à être bues et les autres. De quoi agacer les défenseurs de l’environnement.

En 2017, lors de sa mise en consultation, le projet de révision de l’ordonnance sur l’eau avait suscité une forte contestation. Il prévoyait en effet de renoncer à la valeur limite de 0,1 microgramme (μg) par litre d’eau qui prévalait pour tous les pesticides et dans tous les cours d’eau, pour la remplacer par des valeurs spécifiques à chaque substance en fonction de sa toxicité. Si ce projet avait été retenu, quelque 25 substances, dont des pesticides comme le glyphosate, auraient pu être tolérées dans de nettement plus fortes concentrations.