Avec «Tête chercheuse», Le Temps donne la parole aux scientifiques de Suisse romande, pour comprendre ce qui les occupe, les inspire, les fascine et les mobilise dans leurs recherches.

Les précédentes têtes chercheuses:

Valeria Cagno vient de rejoindre Lausanne où elle monte un laboratoire de virologie au Centre hospitalier universitaire vaudois (CHUV).

Ce qui m’a donné envie d’être scientifique…

J’ai toujours rêvé de mener mes recherches, d’aller vers l’inconnu, de vérifier des idées par l’expérimentation. Mais il y a eu des moments particulièrement marquants. Quand j’étais petite, vers 11 ou 12 ans, ma mère et moi allions écouter des conférences à Turin. C’était les jeudis après-midi. Je me souviens surtout d’Elena Cattaneo, une neurobiologiste dont le discours m’a fascinée, et aussi de Margherita Hack. Elle fut non seulement une astrophysicienne renommée, directrice de l’Observatoire de Trieste à qui elle a donné une stature internationale, mais aussi une grande vulgarisatrice scientifique.