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Un Seabubble, ici à Genève, en avril 2018.
© SALVATORE DI NOLFI/Keystone

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Venus du Léman, les SeaBubbles sont à nouveau testés à Paris

L'agence de presse AFP a observé de nouvelles expérimentations des taxis flottants sur la Seine, ce dimanche. Le promoteur du système va ouvrir les pré-commandes dans quelques jours

Des essais des SeaBubbles, ces «taxis volants» sur l'eau ont repris à Paris, après 6 mois de suspension, a constaté dimanche l'AFP. Un nouvel essai a eu lieu sur la Seine de cet engin à propulsion électrique, dont l'inventeur est le navigateur Alain Thébault. La maire PS de Paris Anne Hidalgo soutient le projet depuis ses débuts.

Les SeaBubbles, petits bateaux blancs, reprennent le principe de l'hydroptère développé par Alain Thébault, avec des «foils», sorte d'arcs en fibre de verre immergés qui, grâce à la vitesse, maintiennent le bateau hors de l'eau à environ 50 cm au-dessus des vagues. Ils produisent «zéro bruit, zéro vague et zéro émission» de carbone, s'enthousiasme Alain Thébault.

A Genève en avril dernier, un test a été interrompu en raison d'un obstacle. Des difficultés administratives ont aussi été relevées.

A ce propos: Les SeaBubbles ratent leur démonstration genevoise

Un arrêt en octobre

Fin octobre, le navigateur avait semblé jeter l'éponge pour cause de tracasseries administratives, avant de se tourner vers l'étranger où il fait aussi la promotion de ses engins.

Depuis, «tous les feux sont passés au vert», a-t-il indiqué à l'AFP, quelques jours avant une présentation de ses «bulles» au Salon Vivatech à Paris (de jeudi à samedi), où elles seront disponibles à la pré-commande. Un de ces bateaux y sera exposé, deux resteront sur le fleuve.

Conflit sur la vitesse d'exploitation

Des tests sont en cours à Paris, pour expérimenter le fonctionnement de l'engin «dans le courant, vis-à-vis du trafic sur la Seine, etc». Une version peut fonctionner à 12 et 18 km/h, des vitesses de «vol» qui avaient été un point d'achoppement entre les inventeurs et les autorités.

La réglementation impose en effet une vitesse maximale autorisée sur la Seine de 12 km/h en centre-ville, 18 km/h au-delà, alors que les "taxis volants", dans leurs premières versions, étaient faits pour naviguer à 50 km/h.

Un premier prototype de bulle avait été testé le 16 juin 2017 sur la Seine avec la maire de Paris qui «continue à soutenir ce projet innovant et ambitieux» concourant à la sauvegarde de l'environnement, selon la mairie de Paris.


N.B.: La mobilité, notamment urbaine, est le thème du prochain Forum des 100, jeudi 24 mai à l'Université de Lausanne.

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