En Suisse, la nature se porte mal. Un tiers des espèces animales et végétales sont menacées et de nombreux habitats précieux disparaissent. Pourtant, il n’est pas impossible de faire cohabiter le sauvage et les activités humaines. Coup de projecteur sur quelques initiatives locales qui ramènent de la biodiversité jusqu’au pas de notre porte.

Episode précédent:

Le bruit, un perçant sifflement le long des imposantes falaises du Haut-de-Cry, a de quoi surprendre. D’abord éblouis par le soleil de ce milieu du mois de juillet, les yeux captent enfin la scène: tel un faucon crécerelle, un base jumper vient de s’élancer du bloc rocheux surplombant le petit village de Chamoson, pour atterrir, quelques secondes plus tard, sur une étroite route tracée au milieu des vignes.

Impressionnant, ce type d’oiseau n’est toutefois pas l’objet de notre visite en terres valaisannes. Le volatile que l’on cherche à appréhender est beaucoup plus discret et porte le doux nom d’alouette lulu, joli passereau au plumage strié ocre, brun et blanc, au chant tantôt majeur, tantôt mineur, reconnaissable à ses caractéristiques «diludiludilu» et «lululululu».