Le 16 février 2001, les revues Nature et Science publiaient une percée révolutionnaire: pour la première fois, les chercheurs étaient parvenus à lire le grand livre du génome humain! Soit 3,2 milliards de «lettres chimiques» gravées sur deux mètres d’ADN compactés. Vingt ans plus tard, dans son numéro du 4 février, Science revient sur cette incroyable saga.

L’exploit annoncé il y a vingt ans par les grandes rivales de l’édition scientifique découle de deux approches opposées. Nature publie le travail d’un consortium international de plusieurs milliers de chercheurs académiques, le fameux Human Genome Project (HGP), coordonné par le généticien américain Francis Collins. Science, elle, annonce le résultat d’un franc-tireur, le biotechnologiste Craig Venter, épaulé par une centaine de chercheurs du privé.