«Les femmes c’est comme les juments, celles qui ont de grosses hanches ne sont pas les plus agréables à monter, mais c’est celles qui mettent bas le plus facilement.» Cet extrait de PowerPoint diffusé lors du congrès national des gynécologues en décembre dernier à Strasbourg a choqué en France et au-delà. Pour les voix qui dénoncent les violences obstétricales, il incarne ce regard humiliant et sexiste du médecin sur la femme enceinte.

Longtemps tabou, le sujet des maltraitances physiques ou psychologiques en milieu hospitalier a émergé en France il y a quelques années avec le hashtag #PayeTonUtérus, puis la publication, en 2018, d’un rapport explosif du Haut Conseil à l’égalité qui réclame une «action publique ambitieuse» pour combattre le phénomène. Depuis, les témoignages affluent sur certains actes médicaux ressentis comme des traumatismes.